La biodynamie s’invite au Château de Pommard

Chateau de Pommard en biodynamie

Alors qu’à la fin des vendanges, l’équipe parlait de faire passer la moitié du domaine en biodynamie, ce sera finalement le domaine entier qui passera au bio.
© Château de Pommard

Après une année de test sur 2,5 hectares, c’est finalement la totalité du domaine qui va passer en biodynamie durant l’année.

Dès son arrivée au Château de Pommard en 2007, Emmanuel Sala, directeur technique du domaine, a tout de suite ressenti le potentiel des lieux pour y exercer une culture de la vigne en biodynamie. Une approche qu’Emmanuel Sala avait déjà pu tester il y a 30 ans dans le précédent domaine dans lequel il a travaillé en Alsace.

« Quand j’ai vu le domaine emmuré, je me suis dit que c’était l’endroit parfait pour faire de la biodynamie »
Emmanuel Sala, Directeur technique du Château de Pommard

Cette technique de production, inspirée de l’anthroposophie et consistant à prendre en considération les rythmes lunaires et planétaires, a été testée durant un an sur 2,5 hectares. Au bout d’un an, le résultat est là, les vignes sont en bonnes santé et la terre beaucoup plus saine. En effet, tout l’objectif de la biodynamie est de supprimer l’utilisation de produits phytosanitaires et la remplacer par des mixtures biologiques, préparées avec soin en fonction du cosmos, pour redonner à la terre et aux plantes une évolution plus saine et biologique.

« La biodynamie, c’est avant tout prendre soin de l’environnement »

Alors qu’à la fin des vendanges 2016, le Château de Pommard pensait passer la moitié du domaine en biodynamie d’ici l’année prochaine, c’est finalement la totalité du domaine qui sera traitée de la sorte, soit les 22 hectares du Clos Marey-Monge. Une initiative supportée par l’entrepreneur américain Michael Baum, nouveau propriétaire depuis 2014.

« Michael nous aide beaucoup dans cette démarche. Il souhaite le meilleur pour le domaine »
Emmanuel Sala, Directeur technique du Château de Pommard

Si Emmanuel Sala devrait apposer un premier traitement cette semaine, pour le Château de Pommard, ce passage en biodynamie va toutefois demander certains investissements techniques et humains. Il va devoir notamment acquérir deux nouveaux outils agricoles et des récupérateurs d’eau de pluie, mais aussi embaucher deux nouvelles personnes, une à temps plein et une à temps partiel. Un investissement conséquent que Michael Baum semble prêt à faire pour développer le domaine de son pied-à-terre bourguignon.

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Dernière modification: 12/12/2016 - Teranima